Matériel incendie : équipez-vous pour prévenir et maîtriser tout départ de feu

Le premier rempart contre les flammes

Les extincteurs jouent un rôle crucial dans la lutte contre les départs de feu. Qu’il s’agisse d’un extincteur à eau, à poudre ABC, à CO₂, ou d’un modèle pendulaire, chacun est conçu pour éteindre efficacement un type de combustible précis : solides, liquides, gaz ou feux de graisse. Les extincteurs CO₂ (classe B) sont tout indiqués pour les risques électriques, car ils n’endommagent pas les équipements sensibles et ne laissent pas de résidus. En revanche, les extincteurs à poudre (multi-usage, classe ABC) sont plutôt recommandés en extérieur.

Certains environnements, comme les cuisines professionnelles ou les ERP, nécessitent un pack complet comprenant plusieurs types d’extincteurs (eau pulvérisée, CO₂…) afin de couvrir l’ensemble des risques possibles. Outre le choix du type d’extincteur, il est essentiel de respecter les normes (NF, EN3) et d’assurer une maintenance régulière (vérification annuelle, révision tous les 5 ans…). Les RIA (Robinets d’Incendie Armés) peuvent également compléter votre installation pour une intervention plus soutenue. Enfin, veillez à former vos collaborateurs à la manipulation des extincteurs : savoir agir dans les premières secondes peut faire toute la différence.

Besoin d’un extincteur ou d’un pack complet ?

Éteindre un incendie avec un extincteur

Détecter, alerter et évacuer en toute sérénité

Installer une alarme incendie est incontournable pour prévenir la propagation d’un feu, évacuer rapidement et minimiser les dommages. Les Types 4 (boîtier manuel + alerte sonore) conviennent souvent aux structures de taille moyenne, tandis que les Types 1 incluent un système de détection automatique (détecteurs de fumée) et un central plus élaboré. Dans le cadre du PPMS (Plan Particulier de Mise en Sûreté) ou des ERP, il est parfois nécessaire de compléter le dispositif avec un détecteur de monoxyde ou un détecteur de chaleur.

Pour les zones à risques spécifiques, ou tout simplement pour renforcer la réactivité, il est possible de composer des packs complets (sirènes, déclencheurs manuels, tableaux de signalisation). Un entretien annuel est requis pour garantir la fiabilité de l’installation : test des détecteurs, vérification des connexions, etc. Lorsque chaque occupant sait comment déclencher l’alarme et connaît les consignes d’évacuation, le temps de réaction s’en trouve considérablement réduit en cas d’urgence.

En quête d’une alarme adaptée à vos locaux ?

Détection de fumée avec l'alarme incendie

Compléments indispensables pour renforcer votre sécurité

Au-delà des extincteurs et de l’alarme, de nombreux accessoires viennent parfaire votre dispositif de sécurité incendie. Les boîtes sous verre et armoires de rangement permettent de conserver votre matériel (clé d’intervention, extincteur, etc.) hors de portée, tout en restant accessibles en cas d’urgence. Les panneaux et consignes d’évacuation, affichés de manière visible, sont également essentiels pour guider occupants et visiteurs vers les issues de secours.

Le BAES (Bloc Autonome d’Éclairage de Sécurité) est un autre élément-clé : il assure l’éclairage d’urgence lorsque l’alimentation principale est coupée, facilitant ainsi l’évacuation. Pour les zones où les risques sont accrus (ateliers, laboratoires, zones de stockage), un bac à sable ou une couverture anti-feux peut s’avérer particulièrement utile pour circonscrire un petit début d’incendie (ex. un feu de liquide inflammable). Enfin, maintenir un registre de sécurité à jour est non seulement une obligation réglementaire, mais aussi un outil précieux pour suivre les vérifications, les exercices d’évacuation et la maintenance du matériel.

Besoin de compléter votre installation ?

Nos incontournables en sécurité incendie

Extincteurs en entreprise : une obligation incontournable

Garantir la sécurité de vos collaborateurs et de vos locaux passe par l’installation d’extincteurs adaptés. En effet, le Code du travail (articles R.4227-28 à R.4227-41) impose aux entreprises de mettre en place des moyens de lutte contre l’incendie proportionnés aux risques présents. Un incendie peut se déclarer suite à un court-circuit, un incident technique ou un simple accident. Sans extincteur à portée de main, les conséquences peuvent rapidement devenir dramatiques.

Investir dans un extincteur revient donc à répondre à la fois à une obligation légale et à une nécessité pratique : pouvoir maîtriser un départ de feu dans les premières secondes, avant que les flammes ne se propagent. Il est également essentiel de former le personnel à la manipulation de ces équipements, de façon à ce que chacun sache comment agir rapidement. En cas de contrôle par l’inspection du travail ou les services de prévention, l’absence d’extincteur ou un matériel non conforme peut entraîner des sanctions. Au-delà de l’aspect légal, un extincteur bien choisi et bien entretenu constitue surtout un geste fort en matière de prévention et de protection de la vie humaine.

Extincteurs dans les ERP : que dit la réglementation ?

Les Établissements Recevant du Public (ERP) sont soumis à une réglementation stricte en matière de sécurité incendie (arrêté du 25 juin 1980 et ses modifications). Selon la catégorie de l’ERP (en fonction de sa capacité d’accueil) et la nature de l’activité exercée (hôtellerie, commerce, lieu culturel, etc.), des exigences spécifiques s’appliquent. L’installation d’extincteurs fait partie de ces obligations, aux côtés d’autres dispositifs tels que les blocs autonomes d’éclairage de sécurité (BAES), les issues de secours et l’alarme incendie.

On distingue généralement plusieurs types d’extincteurs (à poudre, CO₂, eau pulvérisée, etc.), chacun étant efficace sur une classe de feu particulière (A, B, C, F…). Pour les ERP, il est fréquent de combiner plusieurs modèles afin de couvrir différents risques (feu électrique, produits inflammables, feux de graisse…). Les agents de la commission de sécurité vérifient régulièrement la conformité et la maintenance de ces équipements. En cas de défaut ou de non-respect des normes, l’exploitant s’expose à des sanctions pouvant aller jusqu’à la fermeture administrative de l’établissement. Sécuriser les lieux et répondre aux obligations réglementaires reste donc un impératif pour tout responsable d’ERP.

Maintenance des extincteurs : un gage de sécurité sur le long terme

Installer un extincteur est une première étape ; assurer sa maintenance dans la durée est tout aussi essentiel. Les normes en vigueur (NF S 61-919, EN3…) prévoient une vérification annuelle par un professionnel habilité. Au bout de cinq ans, une révision plus approfondie doit être réalisée, impliquant éventuellement l’ouverture de l’appareil et le remplacement des composants nécessaires. Enfin, la requalification (souvent à 10 ans) vérifie la résistance de la cuve et la conformité du contenu.

Cette maintenance permet de s’assurer que l’agent extincteur (poudre, eau ou CO₂) est toujours en bon état, que la pression interne n’a pas baissé et que l’appareil ne présente pas de signes de corrosion ou de détérioration. Des contrôles visuels réguliers (au moins une fois par trimestre) sont également recommandés pour repérer d’éventuelles anomalies (manomètre au rouge, goupille manquante…). Une traçabilité précise (étiquette de contrôle, registre de sécurité) facilite les contrôles et témoigne de votre sérieux en cas d’inspection. Au-delà de l’aspect réglementaire, la maintenance régulière garantit l’efficacité de l’extincteur au moment critique où chaque seconde compte.

Comment choisir l’extincteur adapté à votre activité ?

Chaque environnement présente des risques d’incendie spécifiques : feux de papier ou de bois (classe A) dans un bureau, feux de graisse (classe F) dans une cuisine, feux électriques (classe C) dans un atelier, etc. Pour maîtriser un départ de feu dès sa source, il est indispensable de sélectionner un extincteur adapté à la classe de feu prédominante dans vos locaux. Par exemple, un extincteur CO₂ sera plus approprié pour un risque électrique, tandis qu’un extincteur poudre ABC couvrira un large spectre (solides, liquides et gaz).

La taille et la configuration de votre espace influencent également votre choix : on n’équipe pas une petite salle de réunion de la même façon qu’un entrepôt de plusieurs milliers de mètres carrés. Il peut aussi être nécessaire de multiplier les points d’implantation pour faciliter l’accès en cas d’urgence. Prenez enfin en compte la formation et l’aisance de vos collaborateurs : un modèle plus léger, plus ergonomique, sera plus facile à manier. En cas de doute, n’hésitez pas à solliciter un expert en sécurité incendie pour évaluer vos besoins et préconiser le type et le nombre d’extincteurs adéquats.

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  • La réglementation varie selon la taille et l’usage des locaux. Les ERP doivent généralement s’équiper d’une alarme, tandis que pour une entreprise non ERP, l’obligation dépend du risque. Se référer aux textes (Code du travail, Règle R6, etc.) et à l’arrêté du 25 juin 1980 est conseillé.
  • Les classes de feu se distinguent par la nature du combustible :

     • Classe A : matériaux solides (bois, papier, tissus…)

     • Classe B : liquides inflammables (essence, solvants…)

     • Classe C : gaz (propane, butane…)

     • Classe D : métaux (magnésium, sodium…)

     • Classe F : huiles et graisses de cuisson


    En fonction de ces classes, on oriente son choix vers l’extincteur adapté : à eau pour les feux de classe A, à poudre ABC pour couvrir la plupart des risques (solides, liquides, gaz), à CO₂ pour les liquides inflammables et le matériel électrique sensible (classe B), ou encore à mousse pour certaines utilisations spécifiques. Pour les risques de cuisine (huiles et graisses), on privilégiera un extincteur de classe F.

  • Il est recommandé d’opter pour un extincteur à poudre (risques électriques) et un extincteur à eau pulvérisée ou à mousse (feux de cuisson). Dans certains cas, un extincteur type F est préconisé pour les feux de graisses.
  • Une vérification annuelle par un professionnel est obligatoire (norme NFS 61-919). Tous les 5 ans, une révision plus poussée est nécessaire, et tous les 10 ans, l’extincteur doit être soumis à une requalification.
  • Absolument. Des exercices réguliers d’évacuation et des formations (manipulation d’extincteur, déclenchement de l’alarme…) permettent aux équipes de réagir rapidement et efficacement. Cela peut être exigé ou recommandé selon le Code du travail.
  • En France, il n’existe pas de règle générale imposant systématiquement la présence d’un extincteur dans un véhicule d’entreprise standard. Toutefois, certaines assurances ou politiques internes d’entreprises peuvent l’exiger. Dans le cadre du transport de matières dangereuses (réglementation ADR) ou pour les véhicules affectés à des missions à risques (livraison de produits inflammables, par exemple), un extincteur peut devenir obligatoire. Au-delà de l’aspect légal, garder un extincteur à bord reste une bonne pratique pour renforcer la sécurité et réagir rapidement en cas d’incident sur la route.